Tout a commencé
un soir de
lune blanche
À la brocante de la vie sur la planète Net,
elle regardait, observait, peinait
à trouver le chemin du retour.
La passante inconnue s'est égarée dans les labyrinthes
virtuels inondés d’eaux troubles, bordés d'arbres aux fruits
interdits, aux feuilles supposées.
Des panneaux, des écrans, des claviers éclairés par des
umières lunaires, l'ont aveuglée.
Elle trébuche.
Sur des météorites,
Des chats pachas miaulent,
Des souris grises frisent leur moustache,
Des oiseaux rares, des oiseaux rires, des oiseaux lyre,
aux plumes impossibles, picorent des perles improbables.
Perturbations, se dit-elle.
Elle décide de survoler les routes du temps
et retourne dans son néant.
Elle passe, la passante.
Chercherait-elle celui qui la cherche s'il l'avait trouvée
Chercherait-elle un étrange étranger un guerrier
Là-bas sur ses plages de pages fines et dorées
coule un ruisseau de mots limpides
Les montagnes sont belles l'herbe
pousse le silence la vie a des ailes
est douce la lune rousse
elle écrit des je t'aime
avec deux m
Au bout, la mer. Là où le bleu inonde les bleus, un poisson volant
dessine dans le ciel une S, plonge dans l'eau, revient tracer
une autre S
Soudain
lumière
Tout à commencer |